Master Of Horror - Episode 2

Publié le par David Frécinaux

MASTERS OF HORROR – épisode 2

Et voilà, j’ai enfin vu un des épisodes de la série MASTERS OF HORROR, lancée par Mick Garris, aux Etats-Unis. Pour revenir à la genèse du projet, Garris réunit un soir quelques copains réalisateurs de films d’horreur, histoire de faire une bonne bouffe et parler du cinéma qu’ils affectionnent. Quelques temps après, ils renouvellent l’expérience (ils ont donc bien bouffé et parlé lors la première), et naît le projet MASTERS OF HORROR, une série tv, dans l’esprit des contes de la crypte (histoires indépendantes et horrifiques) dont chaque épisode sera réalisé par un maître es horreur, avec toute la liberté qu’il souhaite, dans la mesure où il respecte un planning et un budget serré (tournage en dix jours).

Participent à l’aventure Mick Garris himself, Dario Argento, John Landis, Takashi miike entre autres, et devraient arriver, lors de la future deuxième saison George Romero et Guillermo Del Toro.

Autant dire des mecs qui sont loin d’être des nains du genre ;-)

Je devrais visionner les autres très rapidement, mais les hasards font que le premier que j’ai pu voir est DREAMS IN THE WITCH-HOUSE, épisode n°2 sur les 13 (oui, 13, parce que les réas d’horreur ont le sens de l’humour et de la référence affûtés). D.I.T.W.H. est réalisé par Stuart Gordon, à qui on doit le cultissime Re-animator et plus récemment Dagon, tous deux inspirés de nouvelles de Lovecraft. Il ne va pas changer ses bonnes habitudes, lovecraft est bien « du projet » !

L’histoire nous fait découvrir un étudiant en sciences qui s’installe dans la chambre pouilleusse, d’une maison pouilleuse d’une ville qu’on devine pouilleuse. Sensé révisé à mort (c’est le cas de le dire ensuite), il va surtout être pris de rêves étranges le mettant aux prises avec une mystérieuse sorcière (qu’il va s’envoyer au passage…bin oui, c’est pas parce que t’es sorcière, que t’as pas des besoins naturels !). Et son voisin du dessous, genre siphonné du bulbe ne va pas arranger ses problèmes.

 

 

Attaquons les bons points : superbe ambiance, lumière chiadée, pas mal d’astuces évitent de remarquer l’absence d’un gros budget. Y a des déviances gores bien craspec et pour une fois le politiquement correct n’est pas de mise (si t’aimes les bébés et les happy end, passe ton chemin, spectateur). Par contre, l’histoire est finalement banale (ce que j’appelle le scénar type de tout scénariste, c'est-à-dire qu’on a tous eu cette idée !!!). Lovecraft c’est pas mal à lire et à imaginer, mais retranscris en image, ça devient très vite cheap (et cet épisode n’y échappe pas).

 

 

C’est vraiment dommage, ça aurait mérité une vraie fin, un retournement de situation… et peut etre un acteur principal un chouilla plus charismatique (il joue bien, mais on dirait Jack de Lost en encore plus effacé). Du coup, j’ai hâte de voir les nouveaux épisodes, car celui-ci était, à ce que j’en ai lu, l’un des plus faibles.

David F.

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Publié dans On a vu pour vous...

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